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A voir, à lire ...


Des livres, des revues... en 2015 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 28 Mai 2015 15:20

Juin

* Trois livres sur "LA" République

- Henri Guillemin 1789-1792 ; 1792-1794 : les deux Révolutions françaises, Éd. Utovie, 2013
- Samuel Hayat : 1848 : Quand la République était révolutionnaire, Seuil,  2014
- Quentin Deluermoz : Le crépuscule des révolutions 1848-1871, Seuil, collection Histoire (poche), 2012

Les trois livres remettent en question ce qui est pour nous les évidences de LA République. Samuel Hayat met en garde : « Étant donné que [une] conception de la République a triomphé, elle est pour nous LA République… Mais parallèlement la révolution donne naissance à une autre République… Nous avons aujourd’hui perdu les moyens de déchiffrer le sens de cette République… »

Suivons la chronologie.

Alors que nous parlons de LA Révolution française, Guillemin dit qu’il y en a eu deux : elle commence par celle des nantis (y compris ce que portent les cahiers de doléances est connoté socialement, ne serait-ce que parce que pour les remplir, il fallait savoir lire et écrire). Il n’a de cesse de démontrer que le déroulement de LA révolution ne se limite pas au conflit contre les aristocrates mais qu’un combat féroce a opposé les nantis au petit peuple. Pour une grande part des Conventionnels, les actifs sont les propriétaires. L’auteur montre que les plus acharnés à la Terreur ont été plus tard les artisans de Thermidor et que cette terreur et pour une part la guerre en Europe ont été provoquées avec l’arrière-pensée de discréditer la Révolution. C’est à partir du point de vue de la classe des prolétaires qu’il refait le parcours de la Révolution. Il appuie sa thèse sur une abondance de citations.

Samuel Hayat s’inscrit dans le prolongement pour 1848. Il y a deux Républiques. Contrairement à 1789, elle commence par les ouvriers en Février et les journées de Juillet sont le massacre des premiers par les bourgeois (ce qui expliquera le succès de Napoléon III auprès d’une partie du peuple frustré - ça ne vous rappelle rien ?). L’historien dit de notre regard sur la République qu’il est filtré par l’héritage idéologique et politique des vainqueurs d’alors. Pour lui, le conflit de classes entre bourgeois et prolétaires englobait la conception du pouvoir. Qui de l’État et du mouvement populaire allait être autonome et avoir les mains libres ? Hayat dit combien notre regard est aliéné à une conception du suffrage universel qui nous excluT de tout autre moment de pouvoir d’intervention en politique.

Quentin Deluermoz poursuit en faisant notamment le bilan de l’après-Commune. La Troisième République, fondée aussi par des monarchistes comme Thiers ou Mac-Mahon, a pensé l’éloignement du peuple de la politique tout en lui concédant le suffrage universel (masculin). Progrès incontestable mais qui a été aussi conçu comme moyen d’intégration, comme moyen de meilleure connaissance de l’humeur des exploités et moyen de dissocier les "classes dangereuses" des élites qu’elles s’étaient données.

L’innovation a été de dissocier République et Révolution, renvoyant le rôle du peuple aux seules élections. Toute autre forme d’accès à la politique n’étant pour lui que celui d’un droit strictement individuel à avoir ses opinions. Les manifestations collectives étant considérées comme dysfonctionnements.
Pour les trois auteurs, en 1792, en 1848, en 1871, les évènements ont été poussés par ce que nous appellerions aujourd’hui un courant autogestionnaire. Cette poussée était trop forte pour être totalement ignorée et pas assez pour ne pas être récupérée.
Trois ouvrages qui illustrent combien l’Histoire – celle vue par le prisme des "oubliés "- peut avoir de longue portée pour aujourd’hui.

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Spectacles, expos, colloques en 2015 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 20 Mai 2015 21:59

mai

* Coup de pouce à un théâtre poétique d’utilité publique

Nous avons sur ce site présenté l'Héritage, la Coopérative, dont les acteurs-animateurs portent une parole poétique, lucide et politique. Voici leur appel :

Notre « théâtre poétique d’utilité publique » pose ses valises à Avignon pour un mois. Nous y jouerons une vingtaine de fois La coopérative et 5 fois l’Héritage au théâtre de la Bourse du Travail.
Nous organiserons 3 débats autour du théâtre, du monde du travail, de l’économie sociale et des coopératives (programme à venir). Nous souhaitons en effet porter haut et fort ce sujet de démocratie dans l’entreprise. Car tout comme Jean Vilar, nous croyons que le théâtre, que les festivals font avancer les idées.

Cette venue a un coût, vous vous en doutez. Même si notre travail rencontre de multiples résonances, nous n’entrons pas vraiment dans les cases et aucun riche mécène ne s’est encore signalé.
En fait, nous n’avons que vous…

Vous, qui suivez notre travail. Vous, qui avez partagé un héritage ou découvert notre coopérative. Vous, qui participez à nos ateliers. Vous, qui nous accueillez aux 4 coins de la France dans votre asso ou votre théâtre.

Vous, qui pensez que le théâtre est une part d’humanité et qu’il faut le faire vivre.
Vous, qui défendez cette idée simple que la poésie a sa place dans la construction d’un monde simplement humain.

Nous lançons donc une collecte pour nous permettre de réaliser cet Avignon 2015 dans de bonnes conditions. Merci par avance de votre participation. N’hésitez pas à faire suivre ce message…les petits ruisseaux font les grandes révolutions !

Vous pouvez également venir nous voir à Avignon ce sera notre plus beau cadeau !

Bon printemps à tous,

Amélie Chamoux et Laurent Eyraud-Chaume
ps : le lien pour la collecte est ici… ou

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