Ecologie

Notre-Dame-des-Landes : Enracinons l'avenir

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Appel à une convergence sur le site de Notre-Dame-des-Landes le 10 février à l'initiative du mouvement contre l’aéroport et pour l’avenir de la zad (Naturalistes en lutte, Copain, habitant.e.s de la zad, Acipa, Coordination des opposants). Politis,  dans son numéro 1487 du 24 janvier, consacre son dossier à Notre-Dame-des-Landes et au rappel des luttes analogues (Larzac, Plogoff...), voir infra.

# Pourquoi converger massivement sur la zad le 10 février ?

Depuis des décennies, les 1650 ha de la zad sont menacés par un projet d'aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre  sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s'invente sur la zad des formes de vie, d'habitats et d'agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.
 
En ce 17 janvier 2018, le gouvernement a enfin décidé de renoncer à ce projet mortifère. Le 9 février, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes sera caduque.  Nous serons alors heureux de célébrer dès le lendemain la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte victorieuse au cours des dernières décennies ainsi que celles et ceux qui ont envie de le découvrir. 

 

Alors que le gouvernement a annoncé sa volonté de mener à bien des expulsions au printemps, nous poserons ensemble le 10 février les prochains jalons de l’avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes. Nous y affirmerons :

  • La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s exproprié.e.s de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.
  • Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venu.e.s habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre soin.
  • Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité - paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.
  • Le besoin, pour le mettre en œuvre, d’une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres.
  • Le désir partagé que ce territoire reste un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

L'intégralité du texte et le déroulé de la journée ici.

En kiosque et ici.

, 23 janvier 2018