Actualités de l’asso

Assemblée générale des Communistes unitaires

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Ci-dessous les introductions aux discussions de la réunion du 28 janvier, en préparation de l'assemblée générale du 4 mars, l'ordre du jour de l'AG et des contributions en amont de l'AG.

Ordre du jour de l'AG :

Accueil à 9h45 au local d'Ensemble*
10h-12h30 : Au-delà de nos choix différents sur les présidentielles, quel regard portons-nous sur la période politique actuelle? Comment apprécions-nous  la crise démocratique en France, en Europe et dans le monde?
14h : Finalisation du 4 pages
15h : Depuis sa fondation l'ACU a mené des débats, produit des contributions, participer à la fondation de la Fase puis d'Ensemble. A partir du chemin parcouru, devons nous reformuler nos objectifs pour poursuivre notre activité?
Un repas est organisé sur place, s'adresser à Pacco, en précisant Nom et nombre de repas (oside1[@]orange.fr).

*26, rue Malmaison, Bagnolet (ligne 3, métro Gallieni)

Introductions
Réunion du collectif d'animation :

- Quel combat pour la démocratie ?, Pierre Zarka

- Salariat et travail, Sylvie Larue

- L'activité de l'ACU, Bruno Bessière

Contributions

Catherine Destom-Bottin, 01/03/2017

La coloniale ou l'indépendance

Michèle Kiintz, Gilles Alfonsi, 27/02/2017

"Demain, Les Altercommunistes ?" à télécharger ici.

Alain Lacombe, 23/02/2017

Contribution à l’AG de l’ACU du 04.03.2017

L’ordre du jour de la matinée de notre AG m’apparaît particulièrement judicieux car il me semble que la crise de la démocratie, et plus largement la crise de la politique, doit être au centre de notre réflexion. C’est l’analyse que nous pourrons en faire et notre capacité à ouvrir des perspectives qui peuvent nous permettre de dépasser nos contradictions, quitte à en construire de nouvelles.

Tout cela ne peut se faire qu’en lien avec le mouvement de la société, avec les diverses expérimentations qui nourrissent, et parfois compliquent, la construction de commun.

Tout le monde est bien d’accord pour constater qu’il faut (aussi) changer la politique, c’est une aspiration largement partagée et le discrédit des partis politiques est de plus en plus évident.

Est-ce une bonne chose et est-ce qu’il y a une alternative aux partis où peuvent-ils se transformer ?

Je ne pense pas que nous ayons, même à l’ACU des réponses claires à ces questions, ce qui est compréhensible parce que nous évoluons à un moment historique charnière où l’on voit bien que l’ancien ne répond plus aux besoins et possibilités de l’époque mais où le nouveau tarde à émerger.

Ainsi nous avons du mal à nous défaire des réflexes partidaires, et nous devons aussi tenir compte que les partis existent et qu’il faut (encore ?) faire avec.

Et dans le même temps nous sommes en difficulté pour mettre en œuvre, où à nous inscrire dans, une démarche d’appropriation du pouvoir politique par les citoyens alors même que cela correspond à une forte aspiration populaire et que les moyens modernes de participations ouvrent des perspectives nouvelles.

Le chantier est ouvert, sommes-nous prêts à être dans le mouvement, moteur avec d’autres, même si nous ne maîtrisons et ne sommes pas à l’origine de tout ?

La perception persistante de France Insoumise comme un partenaire de plus, voir un parti de plus, me semble significative de nos hésitations à investir pleinement les espaces citoyens pour défricher de nouvelles façons de faire de la politique, avec des citoyens, en dépassant un certain besoin de représentativité et aussi d’unanimité.

Il me semble que dans le contexte actuel c’est un point dur, rendu encore plus dur par le fait que FI a sans doute autant de mal que nous à fonctionner autrement.

Je pense que tout cela peut être dépassé par les expérimentations locales et la préparation des élections à venir peuvent nous y aider, plus que leurs résultats.

Et puisque nous sommes l’association des communistes unitaires, nous pouvons être, dans ces constructions locales, parmi les plus déterminés pour faire vivre des espaces citoyens capables de produire du commun à partir des réalités locales au moment où nous en sommes et à partir de ce qui est possible (recherche du consensus acceptable par tous, ou à défaut par le plus grand nombre possible).

Cela vaut pour les législatives mais aussi pour notre intervention dans la vie locale et les élections qui vont avec, car les élections nationales ne marqueront pas la fin de l’histoire, il faut construire sur le temps long (concept qui devient tendance et c’est tant mieux). Et le temps long ça commence maintenant.

Pour les prochaines présidentielles, le temps presse et les chances de consensus entre HAMON-JADOT et MELENCHON me semblent nulles.

D’abord parce que ni Hamon, ni Mélenchon ne veulent et ne peuvent s’aligner derrière l’autre. Hamon à trop besoin de l’appareil du PS, pourtant peu enthousiaste, il est engagé vis-à-vis de tous les électeurs des primaires socialistes, et pas seulement les siens, et à mon sens il n’envisage aucune rupture.

Pour Mélenchon, rien ne peut justifier qu’il s’aligne derrière Hamon, ce serait liquider toute la construction entreprise avec FI. En repartant dans des alliances partidaires génératrices de déception et de perte de la confiance citoyenne.

De plus il est évident que leur potentiel de voix ne s’additionnerait pas car il ne suffit pas que les chefs décident. Le rejet du Bilan du PS et le souvenir des promesses non tenues est une réalité (le coup du Bourget).

L’urgent me semble donc de travailler au renforcement de l’intervention citoyenne. Avec, à côté, ou sans France Insoumise, ou bien autre chose peut-il émerger ?

On n’échappera pas à ce questionnement.

Pierre Cours-Salies, 22/02/2017

Concernant l'ordre du jour mes interrogations sont les suivantes.
- Quel regard portons nous sur la période politique actuelle ? La   crise démocratique ....
Allons nous aborder la période politique actuelle en faisant l'impasse sur la campagne présidentielle, ses enjeux
et le processus en marche de recomposition du champ politique?

L'ACU: A partir du chemin parcouru devons nous reformuler nos objectifs pour poursuivre notre activité?
L'ACU a 10 ans. je partage l'opinion qu'il est temps pour notre association de redéfinir ses objectifs et sa raison d'être. Allons nous consacrer du temps " au chemin parcouru" et à une évaluation de notre activité durant ces 10 années: Création de l'ACU, création de la FASE, puis création du Front de Gauche...et aujourd'hui?

Laurent Eyraud, 20 février

Je souhaitais vous transmettre mes réflexions personnelles sur notre association.
Nous allons entrer dans une nouvelle phase de recomposition à gauche et l'expérience Ensemble, FDG et pour certains FI... dévoile "en creux" pour moi la pertinence des buts que nous nous sommes fixés.
Nous coltiner la relation entre la pratique et la théorie en lien avec l'histoire et le souffle communiste est une urgence continuellement renouvelée.
En effet, militant dans de nombreux espaces et ayant des responsabilités locales dans E!, je ressens plus que jamais l'importance à parler de "révolution" et de transformation radicale...
Quel que soit nos avis sur la (les) campagne(s) en cours, nous sommes obligés de constater que nos "représentants" (et nous même ?) sont comme "pris" dans des logiques systémiques qui font recommencer les mêmes "discours" les mêmes projets... 
Même si il y a des avancées programmatiques ne sommes nous pas devenus (j'exagère un peu..) des sociaux démocrates d'un nouveau genre...
 
Je pense qu'il est temps pour notre association (10 ans je crois...) de redéfinir sont objet pour être plus et mieux lisible, plus et mieux utile à Ensemble mais surtout aux mouvements d'émancipation. Notre nom doit évoluer. Il est le fruit d'une histoire bientôt lointaine qui ne dit rien de notre originalité...
"Les Alter-communistes" semble plus proche de ce que nous portons...il serait important d'y accoler un sous titre pour ne pas laisser entendre que nous sommes un mvt politique au sens classique mais un lieu de pensée, d'échange, d'action...
Je m'interrogeai également sur l'opportunité de lancer une action à l'automne sur 1917/2017 la Révolution ? nous pourrions organiser des "ateliers" à Paris et en région. Je sais que nous ne manquons pas d'intervenants de qualité sur ce sujet...
 
voilà cher-e-s ami-e-s mes réflexions à ce jour...concernant un des points de l'ordre du jour.
Pour ce qui concerne l'invention politique, je suis entrain de rédiger un texte (pour cerises ?) qui raconte la tentative d'invention politique en cours dans le 05..."la convergence citoyenne"
 
fraternellement,
Laurent
, 24 février 2017