• Le monde politico-médiatique s’extasie devant la performance d’Emmanuel Macron, que d’aucuns veulent résumer comme le dynamitage des deux formations qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, les Républicains et le Parti socialiste.

    Le nouveau Président est présenté comme le nec plus ultra de la modernité politique. Pourtant, la réalité est bien plus forte que les apparences. La nomination d’un Premier ministre de droite marque l’aboutissement du processus français, déjà mis en œuvre dans la plupart des pays européens, qui a vu la marginalisation voire la disparition de la social-démocratie, effacée au profit des alliances de 3e force. Le Pasok en Grèce, le SPD en Allemagne, le PSOE en Espagne et le PS ici, la similitude de la situation opère une clarification évidente : l’austérité et la mondialisation financière ne s’accommodent pas avec les politiques sociales-démocrates.